Ce samedi, 26 mars 2011, les FPS de Schaerbeek, avec l’aide de la régionale du Brabant a organisé une conférence débat sur les violences faites aux femmes. Les intervenantes, Mme Laurette Onkelonx, Vice Présidente et Ministre de la Santé, Madame Khadidiatou Diallo, Présidente du Gams, et Madame Odette Simon, Conseillère Conjugale et Administratrice au Centre de prévention des violences conjugales et familiales.
Bernadette Gennotte, secrétaire des FPs et modératrice des débats, a présenté les trois intervenantes.
Madame Odette Simon a ouvert le débat en parlant de la violence familiale. Même si des mesures ont été prises pour enradiquer cette violence, elle reste un sujet tabou ici en Belgique. Il faut savoir qu’une femme par jour meurt encore en Belgique à cause de la violence encourrue au sein de son foyer.
Souvent la personne violente se comporte à l’extérieur de son foyer comme une personne aimable, souriante, sociable… et se déchaine uniquement quand elle se retrouve chez elle. Comment alors la victime peut-elle se confier à quelqu’un de son entourage sans passer pour une affabulatrice ?
Elle supporte donc sa condition, se renferme sur elle même. Cette condition est aggravée par le conjoint violent qui pour dominer sa “proie” l’isole de tous ses amis et parents, lui interdit les sorties s’ils ne sont pas présents, et arrivent petit à petit à rendre leur victime complètement amorphe et dépendante de leurs désirs.
Madame Diallo, nous a parlé des femmes qui subissent encore des mutilations sexuelles même ici en Belgique au nom de traditions ou de la religion. Elle dénonce ces comportements qui n’ont rien d’humain et rapporte l’isolement des femmes qui sont mariées de force dans leur pays alors qu’elles sont encore des enfants et qui sont ici enfermées et sans aucun contact avec le monde extérieur.
Madame Onkelink nous a présenté le côté législatif du sujet. Depuis de nombreuses années, la tolérance zéro est pratiquée au niveau des violences conjugales et familiales mais la mise en route est très difficile, le sujet est toujours tabou, la honte, la peur, empêche les femmes battues de porter plainte et quand elle le font souvent elle retirent leur plainte parce qu’elle ne savent pas où aller, et comment se défendre.
Après le débat, une série de questions ont été posées, en particulier celle des enfants que l’on dit spectateur mais qui devraient être considérés avant tout comme victimes… quelqu’un a soulevé les problèmes de maladies mentales chez certains agresseurs, et un témoignage est venu confirmer que cela n’arrive pas qu’aux autres, que nous pouvons toutes y être confrontées un jour.
Ce sujet est pénible pour tous , mais il est indispensable que nous ne fassions pas les autruches et que chacun(e) d’entre nous reste attentive au comportement des personnes qui nous entourent….